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  • Les archives audiovisuelles de l’université Paris 8 : de Vincennes à Saint-Denis

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  • Vendredi 25 mars 16h - 20h




    Amphi Y

     




    Hélène Fleckinger – Mélisande Leventopoulos




    Depuis sa création en 1969, l’Université Paris 8 a suscité une abondante production audiovisuelle, qui témoigne d’une histoire méconnue, entre expérimentations pédagogiques et artistiques, effervescence intellectuelle et militantisme politique. Destinée à impulser un groupe de travail autour de ces pratiques du cinéma et de la vidéo, cette rencontre-projection réunira membres du personnel, enseignant.es, chercheur.euses et artistes autour de films retrouvés, numérisés et restaurés et visera à relier les engagements d’hier aux enjeux d’aujourd’hui.

     
    État des lieux des travaux collectifs en cours. Avec Carole Letrouit (BU Paris 8), Leïla Salhi et Aurélien Larne (Service des archives), Béatrice de Pastre (CNC).
    Projection de Tais-toi ou crève ! (1976, 53 min). En présence de Jean-Paul Aubert et Gisèle Ginsberg /// Le Bus des Immatériaux (1985) par Jean-Louis Boissier.
    Saint-Denis aujourd’hui. Avec Nicolas Droin, l’équipe de programmation « Paris 8 fait son cinéma », Mahault Bourdessol et le collectif de réalisation de La Création (2016), des étudiant/es du Master 1 Cinéma.
    Vers un groupe de travail interdisciplinaire. Avec des signataires de l’Appel.
     
     
    Rencontre animée par Hélène Fleckinger et Mélisande Leventopoulos, suivie d’un pot amical.


     



    Tais-toi ou crève ! (1976, 53 min)



    Réalisation : Collectif Département Cinéma (Jean-Paul Aubert et des étudiant/es - Éric Beurot, Nicole Brette, Gisèle Ginsberg, Francine Roujoux, Alain, Lisa).
    Numérisation et restauration : Patrice Besnard (laboratoire VAO, 2014)



    « C’était l’époque de Vincennes où nous explorions de nouvelles voies dans l’enseignement d’une discipline jusqu’alors inconnue à l’Université et où nous nous battions non seulement contre le Ministère mais aussi contre les dirigeants de notre Université qui auraient été bien contents si nous nous étions contentés d’être un Département "papier-crayon". [...] C’était le temps où Foucault publiait Surveiller et Punir et il y avait eu des cas dont on a beaucoup parlé : ce détenu qui s’était coupé les doigts (ou la main ?) pour protester contre l’injustice de son incarcération, il y avait eu surtout (pour moi) ce débat à la télévision avec le Ministre de la Justice de Giscard, c’était une table-ronde, on avait aussi invité pour cette occasion le Médecin de Fleury-Mérogis qui était, bien sûr, LA prison modèle de l’après-68. Je me souviens comme si c’était hier du visage du Ministre, du changement d’expression de son visage (c’était en direct) quand il a entendu ce médecin dire exactement le contraire de ce que lui-même venait d’affirmer, à savoir que les conditions de détention, à Fleury, n’étaient pas celles que décrivait le Ministre, mais qu’en réalité, dans cette prison-modèle, elles étaient très, très mauvaises... »
    Jean-Paul Aubert, juin 2014

     



     

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