Mercredi
18 Avril 2001
Le
Diable Probablement
“(...) On empêche les gens de sentir, de réfléchir, avec ce perpétuel
commentaire musical à la radio, au téléphone, dans les magasins. J’ai
ressenti un dégoût, Freud parlait de “Malaise dans la civilisation”. (...)
Dans la scène avec le psychanalyste, j’ai donné un certain nombre d’informations
sur le personnage de Charles, pour le situer et le comprendre. Il fallait
dire cela rapidement. Pourquoi aurais-je montré les parents ? Il y a une
unité du film qu’il faut respecter. Je lui fais dire seulement sur sa
mère : “Plus mon père est riche, plus elle l’aime”. Je voulais télescoper
des éléments sur lesquels je n’avais pas le temps de m’étendre.” 1
“Sur le tournage les dialogues sont captés à titre de “témoin”. Il écoute
simultanément les prises au casque, et travaille à la fois sur le jeu,
les intonations, la présence et l’émotion des acteurs comme “une mémoire
auditive de l’instant capté”. Il sélectionne le plus souvent les prises
en fonction de l’écoute, même si le travail sur les voix sera refait en
auditorium avec les acteurs par enregistrements successifs sans l’image.”
2
“Dans la plupart des films, on voit tout comme sur une scène, tout est
expliqué par le dialogue. Je trouve admirable le mot de Corot que j’ai
cité dans mon livre : “Il ne faut pas chercher, il faut attendre”. Et
se mettre dans un certain état, où l’on trouve.”1
Le film sera présenté par Dominique Villain.
-in Robert Bresson de Philippe Arnaud. 1986. Cahier du Cinéma. Collection
Auteurs.
-in Catalogue de la rétrospective intégrale de Robert Bresson au Japon
1999.
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De Robert BRESSON
1977
France
réalisation : Robert Bresson
1er assistant réalisateur : Mylène Van der Mersch
distribution: Stephane Tchalgadjieff
productions Sunchild G.M.F. / M. Chanderli.
directeur photo : Pasqualino de Santis
musique : Philippe Sarde
son :
Georges Prat
effets sonores : Daniel Couteau
montage : Germaine Lamy
INTERPRETES : Antoine Monnier,
Tina Irissari, Henri de Maublanc, Laëtitia Carcano. |