Vous êtes ici : Accueil > Figures du déplacement Arts Plastiques
  • Figures du déplacement Arts Plastiques

    • Enregistrer au format PDF
    • impression
    • Agrandir le texte
    • Restaurer la taille normale
    • Réduire la taille du texte
  • Du lundi 26 au vendredi 30 mars 2012 au 6B et dans le Hall d’exposition de l’Université Paris 8

    Exposition conjointe des départements Arts Plastiques et
    Photographie. Commissariat : Éric Bonnet, François Jeune, Daphné Le
    Sergent, Françoise Py et Michaële Andréa Schatt.


    La notion de déplacement dans les
    arts plastiques n’est pas indépendante des différents sens que prend ce
    terme dans l’analyse du langage ou dans la littérature. Rappelons que
    les deux grandes figures de style sont la métaphore — qui,
    littéralement, ou étymologiquement,
    porte d’un lieu à un autre,
    d’où l’idée de déplacement, ou transposition — et la métonymie : la
    première effectuant le déplacement plutôt par ressemblance, et l’autre
    par contiguïté. La distinction est parfois poreuse : où situer le
    symbole, où situer l’emblème ? Comment distinguer le sens figuré du sens
    concret quand l’écriture les combine, les fait fusionner ? Si l’on veut
    bien considérer que l’inconscient est structuré comme un langage, on
    rejoint alors la notion de déplacement dans la psychanalyse, qui admet
    après Freud que le travail du rêve se fonde sur des mécanismes
    psychiques de défense contre un affect trop fort et utilise comme ruse,
    par liaisons associatives, le déplacement et la condensation.

    Avec la notion d’art "nomade",
    Deleuze exploitera la dimension politique du phénomène : l’art nomade
    refuse la stabilité des institutions et du pouvoir. Pour Deleuze,
    l’errance est libératrice. Dans tous les cas l’accent est mis sur la
    liberté : libre association des processus inconscients, revendication de
    liberté chez l’artiste qui se veut "nomade". 

    Libre à l’art donc de pratiquer
    le décentrement, le transfert, la mobilité, le détail. Mais
    aussi l’abstraction, l’allusion, la citation. Ou encore la métamorphose,
    la surimpression, la simultanéité de deux ou plusieurs images, le
    transfert, le passage d’une forme d’art à une autre, du noir à la
    lumière, du secret à la révélation. Libre à ces jeunes artistes venus de
    tous les coins du monde d’innover, à partir de leur culture
    d’origine, grâce à des correspondances inédites et fécondes.




    • Enregistrer au format PDF
    • impression
    • Agrandir le texte
    • Restaurer la taille normale
    • Réduire la taille du texte
    • retour en haut de la page